Vous souhaitez vendre ou louer votre appartement ? La loi vous oblige à faire appel à un diagnostiqueur immobilier afin qu'il réalise les diagnostics immobiliers obligatoires.
Mais comment choisir son diagnostiqueur immobilier ?

De nombreux acteurs sur le marché

Vous avez tapé sur votre moteur de recherche « diagnostic immobilier » et vous êtes tombé sur pléthore de diagnostiqueurs… tous bien référencés sur Google…
Sachez que les plus visibles et les mieux référencés sur Google ne sont pas forcément les meilleurs. Gare aux mauvaises surprises !

Mais comment les comparer les uns aux autres en termes de pertinence technique, la qualité des prestations rendues, etc. ?

Parce que bien choisir son diagnostiqueur immobilier est clé pour réussir sa transaction immobilière, nous vous donnons quelques conseils pour vous aider dans votre choix.

Les bonnes questions à poser

Le prix
Mieux vaut ne pas opter systématiquement pour le diagnostiqueur le moins cher. Non pas qu’il y ait une corrélation automatique entre le prix bas et l’incompétence ; il n’empêche… Un prix trop bas obligera le diagnostiqueur qui veut être rentable à optimiser son temps. Dans l’urgence, il augmentera ses chances de commettre des erreurs de diagnostic pouvant donner lieu à des litiges longs, fastidieux, pouvant casser la vente ! Ce qui s’avèrera désastreux à terme.

Les ceritifications professionnelles
Demandez au diagnostiqueur si ses certifications sont à jour. Sans ces certifications, il n'est pas habiliter à réaliser les diagnostics. Et si il les réalise tout de même, ils seront juridiquement viciés.

La durée d'intervention
Posez-lui la question du temps qu'il lui faudra pour réaliser le diagnostic. Une demi-heure dans un studio…jamais moins de 1h00 à 1h30 pour une habitation familiale. Et plus si on a des surfaces importantes.
La vétusté du bien, l’existence ou non de diagnostics encore valables associés au bien, doivent aussi être pris en compte. 

La responsabilité civile professionnelle
C'est vers le diagnostiqueur qu'il faudra vous retrouner en cas de sinistre lié à une cause issue d’un diagnostic défaillant. Il est donc impératif qu'il soit couvert et qu'il dispose bien d'une Responsabilité civile professionnelle.

Pour aller plus loin

Exigez du diagnostiqueur qu'il vous fournisse son rapport de diagnostic type : ce document doit être clair, lisible et transparent et doit fournir facilement toute l’information sur l’état du bien.

Interrogez-le sur les prélèvements de matériaux : à quoi vont-ils servir, quel est le prix unitaire de chaque prélèvement, par qui les fait-il analyser et en combien de temps. Tout l’enjeu est ensuite de trouver le juste équilibre entre la qualité du diagnostic fondé sur la pertinence des analyses et l’impact prix sur le coût du diagnostic. La facture finale est forcément plus élevée quand il y a de nombreux prélèvements de matériaux et analyses, ce qui arrive notamment dans les biens pouvant contenir du plomb et/ou de l’amiante.

Demandez-lui s'il prendra le temps de vous décrypter son diagnostic. Quelle sera sa force de conseil ? Fera-t-il des préconisations d’actions correctives, de quelle nature et sous quelle forme ? Dans quelles conditions il reviendra (ou pas) et à quel prix, pour modifier et valider son diagnostic en cas de corrections des anomalies ?

Avec 5200 entreprises de diagnostic en France, l’offre reste très morcelée et il est difficile de s’y retrouver. Alors n'hésitez pas à poser les bonnes questions !

Podcast

Nous vous invitons à écouter le podcast de l'émission radio "La Diagonale de l'immo" dédiée à ce sujet : 

>> LE PODCAST DE L'EMISSION - 4 min <<